
El Jadida, ville agréable et sans histoire, possède une flottille de pêche à la sardine. La citerne portugaise est très intéressante: c'est une réalisation architecturale remarquable, avec une crypte dont le sol est couvert d'eau, reflètant le plafond et les piliers. C'est du plus bel effet, d'ailleurs, Orson Welles y filma quelques scènes d'Othello.
En plus de posséder la plus grande flotte de pêche de sardines au monde, Safi est un port pour l'exportation de phosphate venant de l'intérieur des terres. Visitez les faïenceries à flanc de coteaux où sont fabriquées toutes les tuiles vertes utilisées pour couvrir les toits du Maroc. Les potiers utilisent toujours des techniques ancestrales. Les céramiques de ces artisans sont caractérisées par des décorations bleues sur fond blanc.
La ville d'Essouira fut construite sur l'eau, sur une série de petites îles appelées les îles Purpaires. La ville est très reposante avec de magnifiques plages, des températures agréables, un climat modéré et des conditions idéales pour le surf et la planche à voile. C'est la ville du vent, et en tant que telle, elle organise des compétitions de surf nationales et internationales. La ville aux maisons peintes à la chaux et aux volets bleus est superbe comme lieu de vacance. Il y a deux forts que l'on peut voir en se promenant sur les remparts ainsi qu'une fortification sur l'île de Mogador. Les Romains fabriquaient autrefois leurs vêtements rouges sur les îles Purpaires. Les deux îles forment une réserve naturelle qui abrite une très grande variété d'oiseaux, dont le faucon Eleonora, qui s'y reproduit. La ville fut conçue à l'origine en 1765 par un architecte français, Théodore Cornut, pour le sultan Sidi Mohammed bin Abdallah de sorte qu'elle puisse convenir au commerce étranger. Elle possède donc une disposition similaire aux villes européennes de la Renaissance. Les ateliers de sculpture sur bois produisent de magnifiques œuvres de marqueterie, avec du thuya, et du conifère, bois dur de la région. Essouira est le meilleur endroit pour acheter du bois travaillé car il est sculpté avec le plus grand soin.
En 1960 Agadir fut détruite par un tremblement de terre qui coûta la vie à 15 000 personnes et qui en laissa 50 000 sans abris. Elle fut reconstruite dans une optique de destination touristique pour faire valoir le Maroc moderne après l'indépendance. La ville ne possède donc aucun signe distinctif de culture ou d'ambiance marocaine et peut être comparée à n'importe quelle station balnéaire de la Méditerranée. Le Musée d'Art Folklorique d'Agadir renferme une belle et vaste collection d'art nomade saharien. Le Talborjt est un haut plateau sous lequel est enseveli le village qui fut détruit par le tremblement de terre de 1960. Les amis et les familles des victimes prient régulièrement à la mosquée et déambulent dans les jardins du souvenir.
Au sommet d'une colline distante de quelques kilomètres, se trouve la Casbah, construite en 1540 puis détruite par un tremblement de terre: il n'en reste que les murs. Le voyage en vaut quand même la peine, ne serait-ce que pour la vue magnifique que l'on a sur Agadir et sur la côte. Depuis Inezgane, à environ 13 km, on peut prendre un bus ou un grand taxi pour se rendre vers la plupart des destinations plus au Sud telles que Marrakech, Taroudannt et Essaouira.
Taroudannt est l'ancienne capitale de la vallée de la Sous. Elle est caractérisée par ses murs en argile rouge et ses nombreux remparts qui datent de l'époque sadienne. C'est une ville berbère typique avec deux souks très animés, à savoir le souk arabe avec ses tapis, ses cuirs et ses bijoux, et le marché berbère avec ses épices, ses légumes, ses vêtements, ses poteries et ses bijoux. Il existe une petite tannerie en dehors des murs de la ville. On peut visiter la ville à pied ou en vélo.
La fertile Vallée de la Sous est la plus grande vallée productrice de sucre de canne ainsi que de coton, de riz et d'indigo de tout le pays. Ces produits étaient importants, sur la route des caravanes transsahariennes du siècle dernier.