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Histoire


Les Sarawak et les Espagnols
La tribu indienne des Sarawak fut le premier peuple connu à avoir atteint la Jamaïque. Ils arrivèrent avec des canoës faits en troncs d'arbre en provenance de la région d'Orinoco, en Amérique du Sud, aux environs de l'an 1000 (ère contemporaine). L'arrivée significative suivante fut celle de Christophe Colomb dans la région que l'on connaît aujourd'hui comme Discovery Bay (Baie de la Découverte), le 4 mai 1494. Il proclama l'île pour l'Espagne et la nomma Santiago mais son nom resta Jamaïque qui vient du mot sarawak 'Xaymaca' signifiant 'terre du bois et de l'eau'. Les Sarawak, peuple pacifique, furent utilisés comme esclaves par les Espagnols et furent décimés en 50 ans par les maladies et la surcharge de travail. N'ayant pas trouvé de métaux précieux en Jamaïque, les Espagnols n'essayèrent pas de s'établir ou de développer l'île mais l'utilisèrent comme base d'approvisionnement. En 1655, 5 000 soldats britanniques, aux ordres des amiraux Venables et Penn, arrivèrent dans le port de Kingston et ne furent confrontés qu'à une faible résistance de la part des Espagnols. Dès 1660, ils contrôlèrent la plupart de l'île.

L'autorité britannique et la piraterie
Les trois siècles qui suivirent sous l'autorité britannique furent une période éclatante de l'histoire, animée par les pirates, le rhum et les butins. Port Royal devint la base à partir de laquelle l'infâme boucanier, Sir Henry Morgan, opérait. Il était un des meilleurs amis du gouvernement jamaïcain et jouissait de la protection du gouvernement britannique, menant ses activités de pirates quand ça lui plaisait. Il devint chevalier et fut nommé lieutenant gouverneur de la Jamaïque à l'âge de 30 ans. Port Royal était autrefois appelé 'la cité maudite de la chrétienté' et fut presque soumise à une rétribution biblique lorsqu'un tremblement de terre et le ras de marée qui s'ensuivit anéantirent la ville en 1962 et jeta des tonnes du butin des pirates dans l'océan.

La canne à sucre et l'esclavage
L'ère de la canne à sucre suivit et apporta la prospérité pour certains et l'esclavage pour les autres. Pour cultiver le sucre, des Africains furent vendus comme esclavages et transportés vers la Jamaïque avec des travailleurs indiens liés par contrats. Ceux-ci furent suivis par des Chinois, des Arabes, des Ecossais, des Irlandais et bien d'autres. Les immenses plantations de canne à sucre avec leurs résidences ressemblant à des palais et ses habitants distingués dépendaient de cette énorme exploitation de la main d'œuvre. Ceci entraîna l'établissement de grands marchés organisés d'esclaves et la Jamaïque devint le centre d'embarquement des esclaves emmenés vers les colonies des Amériques. Les esclaves africains connus comme sous le nom des Maroons s'échappèrent dans les montagnes et firent des raids dans les colonies et des plantations. De féroces combats s'ensuivirent entre ces derniers et les Britanniques jusqu'à ce qu'un traité de paix fut signé en 1738. Aujourd'hui, les descendants des Maroons ont toujours une certaine autonomie dans les montagnes. En 1807, le commerce des esclaves en Jamaïque fut aboli et les esclaves furent libérés par le Parlement britannique en 1838. La plupart des esclaves émancipés quittèrent les plantations pour établir leurs propres fermes dans les collines et les propriétaires des plantations perdirent des milliers des travailleurs.

Autodétermination
La rébellion de Morant Bay fut le résultat de disputes entre les propriétaires des plantations et leurs travailleurs. Les troupes britanniques réprimèrent les révoltes des paysans et le résultat fut que la Jamaïque devint une colonie de la couronne, gouvernée entièrement par la Grande-Bretagne. Auparavant, les Jamaïcains apportaient leur contribution au régime britannique sur l'île par le biais d'une Assemblée élue.

Les habitants de l'île devinrent plus conscients de l'identité de leur nation et les leaders politiques demandèrent aux Britanniques d'accorder plus de pouvoir politique au peuple jamaïcain. Deux personnages importants apparurent: Sir Alexander Bustamante, plus tard membre du Jamaica Labour Party (JLP) et Norman W. Manley, plus tard membre du People's National Party (PNP). Ils firent campagne pour améliorer les conditions de travail et les salaires ainsi que pour des réformes politiques comprenant le suffrage universel pour les adultes. En 1944, une nouvelle constitution fut rédigée et en 1962, la Jamaïque devint une nation complètement indépendante. Cette même année, la Jamaïque rejoignit les Nations Unies et devint un membre du Commonwealth.

Les principaux partis, le Jamaica Labour Part (JLP ou Parti Travailliste jamaïcain) et le People's National Party (PNP ou Parti National du Peuple) maintinrent leur recherche pour la démocratie. Les partis ont un contrôle en alternance et chacun attire le soutien d'environ la moitié des électeurs.

Population


La Jamaïque compte une population d'environ 2 375 000 habitants dont la plupart vivent dans les zones côtières. Environ un tiers de la population vit a Kingston. La plupart des Jamaïcains ont des ancêtres africains, afro-européens ou des Indes orientales. On trouve en Jamaïque des petites minorités venant du Royaume-Uni, d'Inde, de Chine, de Syrie, du Portugal et d'Allemagne.

Gouvernement


La Jamaïque a sa propre constitution qui est basée sur des traditions juridiques, religieuses, éducatives et politiques héritées du Royaume-Uni. C'est une démocratie parlementaire avec une chambre des députés élue, appelée Haute Chambre ou Sénat. Le conseil des ministres est nommé par le gouverneur général sous les conseils du Premier ministre et du leader de l'opposition. Le gouverneur général représente le monarque mais a peu de pouvoir. Le peuple élit les 45 à 60 membres de la chambre des députés. Il y a un système à deux partis bien établi et les élections ont d'habitude lieu tous les cinq ans. Les Jamaïcains de plus de 18 ans ont le droit de voter.

Les principaux partis sont le Jamaica Labour Party (JLP ou Parti Travailliste jamaïcain) et le People's National Party (PNP ou Parti National du Peuple).

Le chef de l'état est la Reine Elisabeth II (depuis le 6 février 1952) qui est représentée par le gouverneur.

Le Premier Ministre se trouve à la tête du gouvernement. Il y a aussi un Premier ministre adjoint (qui est d'habitude le leader du parti de l'opposition). Les autres groupes politiques avec une influence non négligeable sont les Rastafari et le New Beginnings Movement.

Les régions administratives de la Jamaïque sont divisées en quatorze communes et en trois comtés: les Cornouailles, le Middlesex et le Surie.

Langue


La Jamaïque est le plus grand pays anglophone des Caraïbes et l'anglais est sa langue officielle. Le patois jamaïcain, très différent et charmant, est dérivé de l'anglais avec des influences des langues africaines, de l'espagnol et du français. Il est très parlé en Jamaïque. Les Rastafari ont un dialecte qui influence la façon dont l'anglais est parlé en Jamaïque.

Religion


Les congrégations pentecôtistes, baptistes, anglicanes et protestantes dominent. Un mélange des croyances traditionnelles africaines et des pratiques chrétiennes a donné naissance à un certain nombre de sectes telles que la Potomanie. Plusieurs cultes religieux sont suivis par des minorités de personnes, ceux-ci incluent Obeah, Nyal, Rumina et Bongo. Il y a aussi d'autres communautés telles que la communauté catholique, juive, musulmane, hindou et Bahá'í.

Le mouvement politique et religieux des Rastafari développé en Jamaïque est basé sur les croyances de Marcus Garvey. Les Rasta vénère Hailé Sélassié Ier d'Ethiopie (Ras Tafari) comme leur dieu. La religion est très pratiquée en Jamaïque et a eu un effet profond dans la société jamaïcaine ainsi que dans d'autres parties du monde.