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Histoire


La Jordanie et les régions environnantes sont le site d'une des plus vieilles civilisations connues dans le monde, que les archéologistes ont datée d'environ 9000 ans. Les tribus Amorit et Canaanites s'installèrent ensuite dans la région à peu près en 3000 BC. La région connut des invasions et conquêtes répétées par les Egyptiens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses et Romains tour à tour. En 636, les Musulmans Arabes remportèrent une victoire importante à la Bataille de Yarmouk (maintenant la frontière entre la Jordanie et la Syrie) et prirent le contrôle de la région. Elle est restée depuis un pays Arabe Islamique, en dépit de la conquête par les chrétiens pendant les croisades et par les Turcs Ottomans entre 1517 et 1918.

Sous le contrôle de l'Empire Ottoman, l'ascension au pouvoir des Jeunes Turcs militaristes stimula la croissance du nationalisme arabe et l'opposition. Les efforts communs des troupes britanniques et arabes (facilités par le légendaire Lawrence d'Arabie) pendant la première guerre mondiale, libérèrent la Jordanies de la tutelle turque. Malgré les promesses des britanniques d'accorder à la Jordanie son indépendance, la Ligue des Nations accorda à la Grande Bretagne, après la guerre, la région qui est de nos jours la Jordanie et Israel. En 1922, les britanniques divisèrent cette région entre la Transjordanie (à l'est de la rivière du Jourdain) et la Palestine (à l'ouest du Jourdain), et confièrent le contrôle de la Transjordanie à Abdullah ibn Husein, qui fit d'Amman la capitale. Pendant les quelques années qui suivirent, la Transjordanie se vit accordée un indépendance croissante envers la Grande -Bretagne. En 1945, la Transjordanie joignit la Ligue Arabr et en 1946 la Grande-Bretagne abandonna son mandat sur le pays. La Transjordanie devint un état souverain indépendant, avec Abdullah ibn Husein comme roi.

En 1948, les forces transjordaniennes participèrent à l'attaque del'état d'Israel nouvellement formé et pris le contrôle de Jérusalem Est et de la Rive Occidentale. En 1950, le Roi Abdullah annexa officiellement la Rive Occidentale et son royaume devint alors le Royaume Hashemite de Jordanie (sa maison royale revendique une descendance de Hashim, le grand-père du prophète Mohammed). Les palestiniens de la Rive Occidentale se rueènt en Jordanie et furent installés dans des camps de réfugiés. Le Roi Abdullah fut assassiné en 1950, son fils Talal I lui succéda brièvement et ensuite le fils de Talal, Hussein, qui est encore roi de nos jours.

Les années cinquante furent marquées par des incidents de frontière répétés entre les troupes jordaniennes et israéliennes, des relations tendues avec l'Egypte et la Syrie et des troubles anti-gouvernementaux de la part des réfugiés palestiniens. Une période de calme relatif et de prospérité, dans le milieu des années soixante, fut de courte durée, car la création de l'Organisation de Libération de la Palestine, qui s'infiltrait en Jordanie depuis la Syrie pour lancer des attaques terroristes sur Israël, accrut la tension entre les arabes et Israel. Le point culminant fut la Guerre des Six Jours en 1967, qui aboutit à l'occupation de la Rive Occidentale par Israel. En plus de cette défaite, des querelles intérieures entre les troupes jordaniennes et les rebelles palestiniens marquèrent la fin des années soixante et le début des années soixante-dix. Après la Guerre du Yom Kippur en 1973, entre les arabes et Israël, pour laquelle la Jordanie envoya un petit nombre de soldats, le Roi Hussein accepta de reconnaître l'OLP en tant que seul représentant des palestiniens, abandonnant officiellement la revendication de la Jordanie sur la Rive Occidentale. Cependant, ce ne fut qu'en 1988 qu'il coupa tous les liens administratifs et legaux avec la Rive Occidentale. En 1991, le Roi Hussein leva une longue interdiction sur les partis politiques et en 1993 le pays tint ses premières élections parlementaires depuis 1956. En 1994, un traité de paix entre Israel et la Jordanie termina 46 ans de conflit entre eux.

Economie


L'économie jordanienne a pendant longtemps connu de nombreux problèmes. Les ressources naturelles importantes des lacs de la Jordanie et la plupart de ses terres fertiles se trouvent dans la Rive Occidentale occupée par Israël. La Guerre du Golfe accrut ces difficultés car le port d'Aqaba fut bloqué pendant un certain temps par les Nations Unies pour faire respecter les sanctions contre l'Iraq, et la Jordanie perdit l'Iraq comme partenaire commercial essentiel. L'arrivée de réfugiés sans emploi a placé davantage de pression sur l'économie jordanienne.

Malgré ces difficultés, l'économie a récemment amorcé un redressement. Le secteur des services est le plus important et le plus dynamique des secteurs économiques de la Jordanie, fournissant les deux tiers du PNB du pays. A l'intérieur de ce secteur, le tourisme est l'industrie dont la croissance est la plus rapide, stimulée par l'arrivée récente de touristes israéliens depuis l'accord de paix de 1994 entre les deux pays. D'autres industries de services importantes sont la vente en gros et la vente au détail, le transport et la finance.

La production agricole, située principalement dans la Vallée du Jourdain, est centrée sur la production d'agrumes, de légumes, de blé et d'orge. Ce secteur est en comparaison petit, cependant, étant donné que seule un faible pourcentage des terres de la Rive Orientale sont cultivables et qu'une grande part de celles-ci ne sont pas irriguées. Le secteur industriel couvre environ 26 % du PNB. L'extraction du phosphate et de la potasse sont les industries principales et sont orientées vers le marché de l'exportation. D'autres industries importantes sont le raffinage du pétrole, l'industrie alimentaire, l'industrie chimique et la production de courant hydro-électrique. Les partenaires commerciaux les plus importants de la Jordanie sont l'Inde, l'Arabie Saoudite, les Etats-Unis et l'Allemagne.

Population


La population de la Jordanie fut estimée en 1995 à environ 4,95 millions, avec environ 3,9 millions résidant sur la Rive Orientale de la Rivière du Jourdain et le reste vivant sur la Rive Occidentale occupée par Israël. A peu près 1,57 millions de jordaniens habitent à Amman, la capitale. Les autres villes à la population importante sont Irbid (avec une population approximative de 746 000 habitants) et Zarqa (avec une population approximative de 624,00 habitants) et leurs environs. Au total, environ 70 % de la population réside en zone urbaine. Les nomades et semi-nomades, appelés les bédouins, représentent environ 5 % de la population.

La Grande majorité de la population est arabe, descendant des nombreuses tribus qui ont immigré dans la région au cours des siècles. Il y a de très petites minorités ethniques parmi lesquelles les plus importantes sont les Circassiens, les Arméniens et les Chechen. Environ 60 % de la population est palestinienne, dont une grande part sont des réfugiés des guerres de 1948 et 1967 avec Israel. La population réfugiée en Jordanie s'élève à environ 900 000 personnes et est soutenue par l'Agence des Nations Unies pour le Secours et les Travaux (UNRWA). Pendant et après la Guerre du Golfe, il y eut aussi une arrivée d'environ 300 000 palestiniens du Koweit et d'Iraq.

Gouvernement


Selon la constitution de 1952, la Jordanie est une monarchie constitutionnelle avec un gouvernement représentatif. Le roi est le chef de l'exécutif ainsi que le chef de l'état. Il a des pouvoirs étendus (Tels que la déclaration de guerre ou de paix, la démission de juges ou la suspension de la chambre basse de la législature). Le roi nomme un président, un premier ministre et un Sénat de 40 membres. Mis à part le Sénat, l'Assemblée Nationale à deux chambres a une Chambre des Représentants de 80 membres qui est élue par les citoyens âgés de plus de 18 ans. Les partis politiques sont autorisés depuis 1992, parmi lesquels le Front d'Action Islamique a la plus grande représentation au parlement.

En ce qui concerne le gouvernement local, la Jordanie est divisée en huit districts administratifs ou gouvernorates, dont trois sont sur la Rive Occidentale occupée par les israéliens et dont les liens administratifs furent coupés par le Roi Hussein en 1988. Les cinq districts restant sont dirigés par un gouverneur nommé par le monarque.

Langue


La langue officielle est l'arabe, parlé dans un dialecte arabe qui est unique à la région et qui est différent, par certains aspects, de l'arabe parlé dans les autres états arabes. L'anglais, le seconde langue, est parlé correctement par la plupart des jordaniens. Le français est enseigné comme troisième langue dans les écoles privées mais n'est pas parlé largement.

Religion


Plus de 90 % de la population est musulmane sunnite. Environ 6 % est chrétienne, appartenant principalement à l'Eglise Orthodoxe Grecque. Il y a aussi des communautés minuscules Schiite, Druze et Bahai. La religion d'état est l'islam.

Coutumes Sociales


Les jordaniens sont en général des hôtes accueillants et instructifs, empressés de montrer aux visiteurs leur culture et leur héritage, dont ils sont très fiers.

La poignée de main est la façon habituelle de saluer, et le visiteur se verra servir de grandes tasses de café arabe jusqu'à ce qu'il incline légèrement la tasse en la redonnant pour signifier qu'il n'en veut plus.

Les coutumes sociales sont conformes en grande part aux valeurs religieuses et les visiteurs doivent les respecter. Les femmes doivent s'habiller décemment, en couvrant leurs jambes au moins jusqu'au genou, et couvrir leurs épaules pour éviter de choquer. On ne doit porter les maillots de bain qu'à la plage et au bord de la piscine. Hommes et femmes doivent être bien couverts quand ils entrent dans une mosquée. Aqaba a tendance à être plus décontractée que les autres régions de Jordanie quand il s'agit d'habitudes vestimentaires.

Le fait de prendre des photos sans demander la permission est considéré comme étant impoli.